Frise chronologique
2e quart du XIXe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison
2e quart du XIXe siècle (≈ 1937)
Période de réalisation par Virebent.
29 octobre 1975
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
29 octobre 1975 (≈ 1975)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rues (cad. AE 44) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975
Personnages clés
| Pascal Virebent - Architecte et maître d'œuvre |
Créateur de la maison. |
Origine et histoire
La maison en terre cuite de Virebent, située à Toulouse, est un exemple marquant de l’architecture éclectique du XIXe siècle. Construite au cours du 2e quart du XIXe siècle, elle rompt avec le néoclassicisme dominant en s’inspirant des façades de la Renaissance et du XVIIe siècle. Son originalité réside dans l’utilisation de la terre cuite, un matériau traditionnel local, qui orne les linteaux, les frises et la crête dentelée de la toiture. Ces éléments décoratifs, produits quasi industriellement par la briquetterie familiale Virebent à Launaguet, ont largement diffusé ce style dans la région toulousaine.
L’édifice occupe un angle de rue et se distingue par son étage unique, dont les ouvertures sont encadrées de décors en terre cuite aux motifs variés. Chaque linteau arbore un haut-relief héraldique ou anthropomorphe, tandis que la toiture plate est couronnée d’une crête en terre cuite. Ce monument, classé pour ses façades et toitures en 1975, témoigne de l’ingéniosité de Pascal Virebent, architecte et maître d’œuvre, qui a su allier innovation et héritage artisanal.
La maison s’inscrit dans un contexte urbain où la terre cuite, matériau abondant et malléable, a permis une production en série d’éléments décoratifs. Ce procédé a démocratisé un style architectural autrefois réservé à une élite, tout en renforçant l’identité visuelle de Toulouse. L’inscription du bâtiment au titre des Monuments Historiques en 1975 souligne son importance patrimoniale, tant pour son esthétique que pour son rôle dans l’histoire de l’architecture régionale.
Les façades, richement ornées, reflètent une volonté de marquer le paysage urbain par un langage décoratif accessible, tout en célébrant le savoir-faire local. La maison de Virebent incarne ainsi une période charnière où tradition et modernité se rencontrent, offrant un témoignage tangible des évolutions stylistiques et techniques du XIXe siècle en Occitanie.